Le prix Goncourt vient de couronner un nouvel auteur, rappelant…
Triste record pour le management au sein des entreprises japonaises
Plus de 62000 : c’est le nouveau nombre de cas de harcèlement au travail recensés au Japon sur la dernière année fiscale, ce qui représente un record de plaintes déposées par les salariés et – rarement – par les employeurs nippons.
La raison en est bien identifiée et le fait évolue peu d’année en année : le management des entreprises japonaises reste souvent basé sur le stress et la domination. Les insultes et brimades du N+1 envers ses collaborateurs sont choses courantes. La rigidité pyramidale de la structure de l’entreprise encourage ce type de comportement et rend difficile sa remise en cause.
L’égalité hommes/femmes est par ailleurs loin d’être acquise dans les entreprises de l’empire du soleil levant : les femmes enceintes ou les jeunes mamans sont elles aussi souvent victimes de rupture de contrat de travail ou de licenciement.
De façon générale, la culture japonaise ne prend pas en compte les risques psycho-sociaux dans le monde du travail : les managers n’apprennent pas à les gérer au cours de leur formation.
Pire, selon le sociologue Asao Naito, la mise en place de cet enseignement auprès des futurs managers n’impacterait pas concrètement l’entreprise japonaise ! Les japonais sont, en effet, depuis l’enfance, soumis à la culture du « collectif ». Cette culture imprègne les salariés. Ainsi, le salarié qui intègre une nouvelle entreprise, intègre aussi une « famille » à laquelle il doit le respect : la majorité des victimes de harcèlement au travail choisissent d’ailleurs de rester au sein de l’entreprise*.
Bien sûr, le harcèlement au travail n’est pas seulement l’apanage des entreprises japonaises. Pour le prévenir, des méthodes et un comportement managériaux adaptés sont à instaurer : rencontrons-nous pour en parler.
Source : Comptrasec UMR CNRS 5114 – Université Montesquieu-Bordeaux IV, 2012
Cet article comporte 0 commentaires